Lecture : Toute la ville en parle

Publié le par Reflet d'Expression

J'ai découvert l'écriture de Fannie Flagg dans "La dernière réunion des filles de la station service", dont certaines "filles" sont d’ailleurs rappelées dans ce roman-ci. 
les 506 pages de "Toute la ville en parle" ont défilé en quelques soirées et je pense que je m'en serais mieux imprégnée si j'avais pris le soin de noter les noms et les familles sur un calepin. La quelque dizaine de personnes citée en début de roman se terminera en bien plus grand nombre, de quoi s'y perdre, malgré la réelle cohérence des liens familiaux et amicaux.
L'état sympathique du livre réside dans le fait que l'on vit avec toutes ces personnes de 1889 à 2021. Voir ainsi la création, puis l'évolution, de toute une ville est bien passionnante, même attristante, si je puis dire, de voir le résultat du travail de nombreuses vies se terminer ainsi...
Fannie Flagg terminera ses écrits par : Cela fini donc ainsi... Ou peut-être pas... Qu'en pensez-vous ? Cette phrase est une belle conclusion pour ce roman, et je ne saurais vous recommander de lire à nouveau les 2 premières pages, pour ma part sans réelle compréhension en premier lieu. Mais...

Je lui met un 9/10.

4ème de couverture : 
Plus qu'un roman : un appel au bonheur ! L'auteur de Beignets de tomates vertes nous conte, dans ce roman choral, l'histoire d'un petit village du Missouri, Elmwood Springs, depuis sa fondation en 1889 jusqu'à nos jours. Les années passent, les bonheurs et les drames se succèdent, la société et le monde se transforment, mais les humains, avec leurs plaisirs, leurs peurs, leurs croyances, leurs amours, ne changent guère. Et c'est la même chose au cimetière puisque, loin de jouir d'un repos éternel, les défunts y continuent leurs existences, sous une forme particulière. Au fil des décès, ils voient ainsi arriver avec plaisir leurs proches et leurs descendants, qui leur donnent des nouvelles fraîches du village. Tout irait ainsi pour le mieux dans ce monde, et dans l'autre, si d'inexplicables disparitions ne venaient bouleverser la vie, et la mort, de cette paisible petite communauté. On retrouve dans ce roman revigorant en diable, peuplé de personnages plus attachants les uns que les autres, toute la tendresse, le charme fou et la philosophie heureuse de Fannie Flagg.

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