Les Bracassées, de Marie-Sabine Roger

Publié le par Reflet d'Expression

Cela faisait bien longtemps que je ne m’étais pas replongée dans la lecture, fichue année 2020 qui m’a un peu perturbée… même pour lire.

Marie-Sabine Roger a le don de faire de la vie de personnes « singulières » des histoires passionnantes et surprenantes. Ici encore, après « Trente-six chandelles », « Bon rétablissement » et « Dans les prairies étoilées », on s’attache très rapidement à ces personnages tellement atypiques.

L’écriture et le style sont vraiment bien réalisés, selon les chapitres, chacun parle, parfois du même moment de vie vu d’un côté et de l’autre. Une appréciation particulière pour les récits de Harmonie, mais je n’en dirais pas plus.

J’ai eu peine à lâcher chaque soir mes quelques pages de lecture, j’aurais voulu le dévorer en une soirée. Un peu épais pour cela, ou à y passer toute une nuit.

La fin est juste magnifique, me donnant les larmes aux yeux, j’imaginais tellement ces scènes. Et cela me touche particulièrement. Vous verrez, Mr Poussin…

Je recommande vraiment cet ouvrage et les autres de cette auteure. Je m'y retrouve dans chacun d'eux et je ne pense pas être la seule.
Des petites merveilles. D’ailleurs, « Bon rétablissement » et « La tête en friche » ont été adaptés au cinéma et, honnêtement, tous ses romans devraient l’être.

Je lui donne un 9/10

4ème de couverture :
Fleur et Harmonie ont des prénoms un peu... trompeurs. Harmonie est jeune, nerveuse, sensible. Elle est affligée d'un syndrome pénible, et se collette résolument avec une vie qui ne lui fait pas de cadeaux. Fleur est âgée, obèse, pétrie d'angoisses, de manies. Elle vit seule avec son chien Mylord et son armoire à pharmacie. Elle se méfie de tout le monde, sauf de son thérapeute, le cher docteur Borodine. Autour d'elles, Elvire, Tonton, le merveilleux Monsieur Poussin. Autant de personnages singuliers, touchants et drôles. Rien n'aurait dû les rassembler, si ce n'est leur étrangeté et le fait que la société fait d'eux des inclassables, incapables, déclassés, bras cassés. Ils vont alors vivre ensemble une série d'aventures, portés par la chaleur du collectif et toute leur humanité. Dans ce roman, il y a de la musique russe, un petit chien en surpoids, des gens un peu fêlés, des monstres improbables, de très beaux portraits en noir et blanc, de la traîtrise et du drame, et — ce n'est pas du luxe — un peu de tolérance.

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