Ils ont bâti la Bretagne : Marie de Rabutin, marquise de Sévigné

Publié le par Reflet d'Expression

265PX--1.JPGElle avait épousé à 18 ans Henri de Sévigné, héritier d'une vieille famille bretonne, qui, après lui avoir donné deux enfants, la néglige et meurt en duel.

Spirituelle et cultivée, elle reporte son affection sur sa fille à qui elle destine une grande partie de sa correspondance et elle fait de fréquents et longs séjours en Bretagne, de 1644 à 1670.
Elle réside le plus souvent  à Vitré ou à Rennes, mais visite aussi la Haute-Bretagne, et le Morbihan et elle y écrit plus de 320 de ses "lettres", dont 280 à sa fille.

Ses relations la portent naturellement vers l'entourage du gouverneur et la noblesse du parlement, ce qui explique aisément la mauvaise opinion qu'expriment beaucoup de Bretons à son égard.
Mais pouvait-elle faire autrement ?
Si sa plume est acérée, notamment lorsqu'elle évoque l'affaire du papier timbré, du moins reflète-t-elle la réalité d'évènements, dont elle n'hésite pas à dénoncer les abus.
Peintre, observateur de premier plan, moraliste, la marquise de Sévigné est tout cela à la fois.

Et si elle n'avait pas aimé la Bretagne, elle n'y serait pas venue si souvent et nous aurions été privés d'une partie capitale de son oeuvre.

Après elle, son fils, Charles, né en 1648 à Etrelles, fut, malgré ses écarts de conduite, profondément Breton.


Source photo : wikipedia

 

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Publié dans Bretagne historique

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