L'archipel de Molène

Publié le par Reflet d'Expression

L'archipel de Molène"Une douzaine d'îles et d'îlots bas éparpillés entre Le Conquet et Ouessant dans un mer des plus difficile.
Les plus beaux champs d'algues des côtes de France et l'un des principaux refuges français pour les oiseaux et les mammifères marins.

C'est Louis Bureau, naturaliste nantais du XIXème siècle, qui attira l'attention sur ces îlots. Depuis les années 1960, la SEPNB a établi une réserve sur trois d'entre eux : Banneg, Balaneg et Trielen.

Qui s'étonnera que, dans les années 1980, l'Unesco ait tenu à distinguer ce magnifique archipel à la végétation originale en le déclarant "Réserve de biosphère" ?

On y recense :
- 3 des 5 espèces de sternes bretonnes : La pierregarin, la naine et la caugek.
- La sterne de Dougall, oiseau des mer le plus menacé d'Europe, ne niche plus qu'occasionnellement dans l'archipel de Molène.
- Le phoque gris : c'est ici que la reproduction de l'espèce fut prouvée pour la première fois en France. Cette petite population ne se maintient sans doute que grâce à l'immigration de jeunes phoques britanniques.
- Le Goéland brun : 10% environ des reproducteurs européens nichent dans l'archipel.
- L'Océanite tempête, qui niche sous terre. La majorité des effectifs français est concentrée sur Banneg.
- L'huitrier pie, qui niche sur le pourtour des îlots.
- Le grand gravelot dépose ses oeufs sur les galets.
- Le puffin des anglais, comme le pétrel tempête, est nocturne et niche dans des terriers. Il est rare, mais sa population augmente.
- Les choux marins, prospère sur les cordons de galets, cordons qui montrent une végétation originale et peuvent abriter le nid du pétrel tempête.

Certains oiseaux de mer sont communs aux falaises et aux îlots bas. L'absence de prédateurs et de présence humaine est la condition sine qua non de la santé des colonies."

Source : "Bretagne - Edition Gallimard" - Un ouvrage à découvrir, à lire et à relire. Illustré par des nombreuses photographies, fort bien agencé".


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