les Druides : souffle magique des druides

Publié le par Reflet d'Expression

Druides en BretagneL'origine de l'institution druidique nous est inconnue, et l'époque à laquelle elle apparut en Occident se perd dans la nuit de la préhistoire. Tous les Celtes, s'il faut en crois Strabon, honoraient particulièrement trois catégories d'hommes : les bardes, les vates et les druides.

"Les bardes, nous dit-il, sont changeurs et poètes ; les vates, sacrificateurs et physiologues ; les druides, outre la science de la nature, étudient aussi la philosophie morale".

Cette classe de prêtres, dont d'autres auteurs grecs et latins font mention, était-elle particulière à l'organisation sociale des tribus celtiques ?
Et dérivait-elle d'une caste analogue qui aurait existé chez les Indo-Européens, et dont les brahmanes indiens et les flamines romains proviendraient également ? Ou bien les Celtes l'avaient-ils héritée des populations préhistoriques autochtones, et plus précisément de la civilisation mégalithique ?

Toutes ces hypothèses ont été proposées sans qu'aucune donnée archéologique ni aucun texte historique ne nous permette de trancher la question.

Lorsque César vint en Gaule, il trouva les druides constitués en communautés sacerdotales fortement organisées.
Leur autorité était considérable et rien, semble-t-il, ne se faisait dans le pays sans que l'ont les consultât. Ils étaient soumis à la primauté d'un pontife suprême, élu à vie.

Une de leurs attributions principales était l'enseignement qu'ils donnaient, dans des endroits retirés, aux jeunes nobles et aux futurs druides.
Poponius Mela nous apprend que les études duraient vingt ans et qu'elles étaient secrètes.  La doctrine qu'ils professaient n'était donc point identique aux croyances répandues dans le peuple, quoiqu'elle dût évidemment les influencer. C'est ainsi que la foi fondamentale en l'immortalité avait cours parmi les profanes, mais la science druidique, dans son ensemble, leur était inconnue.


Les textes que nous a légués l'Antiquité classique et les manuscrits irlandais du Moyen Age, notre principale source sur ce sujet, nous montrent les druides à la fois comme des savants, ayant appris toutes les connaissances de leur époque sous forme de milliers de vers, et comme des mages, exercés à la divination et capables de provoquer des enchantements. Ils étaient maîtres des éléments, qu'ils pouvaient diriger à leur gré.
Ils connaissaient les maladies, savaient les diagnostiquer et les guérir. Leur puissance paraissait certainement immense à la population, sur laquelle ils exerçaient une véritable fascination.
Un de leurs plus terribles moyens d'action était le "souffle druidique".
L'épopée irlandaise connaît de nombreux exemples de cette magie, mais ne nous donne jamais de précision sur sa nature. Par un tel geste, le druide Mog Ruith transforma ses ennemis en pierres et fit disparaître une colline aux yeux d'une armée tout entière. Un autre, poursuivi par des assassins, les égara en revêtant de sa propre apparence tous les guerriers d'une troupe.

Source : "Le guide de Bretagne - Bretagne mystérieuse" - Gwenc'hlan Le Scouëzec - Edition "Coop Breizh"

Publié dans Bretagne historique

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jeaneg 21/06/2010 20:43


Hello Fred. C''est toujours un plaisir de venir s'instruire ici. Bravo!
PS: c'est toi sur la moto? Ou sur le cheval?