Magnifique lac de Guerlédan, son barrage, son histoire

Publié le par Reflet d'Expression

Bon nombre d’indications sur les spécificités de ce barrage hydroélectrique et surtout sur ce magnifique site touristique engendré autour du lac artificiel de Guerlédan sont dores et déjà mentionnées sur internet.

Mais plus inhabituelles sont les informations sur les conséquences de la construction du barrage de Guerlédan.
Juste une autre vision sur son histoire avec ces quelques mots et photos.


Après avoir pris sa source sur la commune de Bourbriac, le Blavet s’écoule vers le sud des Côtes d’Armor, jusqu’au « lac de Guerlédan » qui constitue la limite avec le Morbihan.
Ce lac artificiel a été créé suite à l’édification du barrage assurant une production d’énergie électrique et jouant également un rôle important dans la gestion du débit des eaux (étiage et crues).

Placé sur les eaux du Blavet, situé sur les communes de Saint Aignan dans le Morbihan et de Mûr-de-Bretagne dans les Côtes-d'Armor, la construction du « barrage de Guerlédan » a duré sept ans, de 1923 à 1930.
Son nom vient du breton Vannetais : Gouer ledan, soit : le ruisselet large.
Sa mise en eau a englouti plus de 12 km de la vallée du Haut Blavet avec ces maisons éclusières, écluses et forêts. Contrairement à la légende, les légendes filent vite en Bretagne, aucun village ne fut engloutit lors de l'inondation de la vallée.
Mais la construction de ce barrage de Guerlédan a entraîné l'engloutissement de plusieurs écluses du Canal de Nantes à Brest, entraînant alors l'impossibilité de parcourir en bateau la totalité du canal de Nantes à Brest.
A l'origine, le projet prévoyait la construction d'une échelle d'écluses en parallèle au barrage afin de maintenir le trafic fluvial sur le Canal de Nantes à Brest. Cette initiative n'a jamais abouti, divisant ainsi le canal de Nantes à Brest en deux tronçons de navigation : à l'ouest, la branche finistérienne et à l'est, la branche Loire Atlantique et morbihannaise.

Autrefois vidangé tous les 10 ans pour des contrôles sur le barrage de Guerlédan, le site offrait alors un paysage lunaire attirant une foule de visiteurs...
Il a été vidé en 1966, 1974 et 1985. Pour cette dernière vidange, on a parlé d’un nombre incalculable de visiteurs, les curieux voulant voir Ys, la ville engloutie ... Ils sont repartis bredouilles bien sûr.
Aujourd’hui, les contrôles sur la structure du barrage de Guerlédan se font par caméra sous-marine … Aussi faut il douter de revoir un jour le lac à sec.

Lac de Guerlédan et barrage

Pour terminer, oublions quelques temps tout ceci, et profitons de Guerlédan, son lac artificiel au charme authentique.

Lac de Guerlédan 
Lien utile :

Cinélia présente "Chim et chinaow vagabonds" - réalisation Jean-Luc Chevé : deux vieux vagabonds comme on en voyait autrefois, allant de ferme en ferme pour dormir le soir, mais aussi, pour travailler un peu et obtenir ainsi de bons repas. Septembre 1985, Chim revient dans son pays natal et veut revoir sa vallée qui avait été engloutie lors de la construction d'un barrage hydraulique : sur le site du lac de Guerlédan. Surprise, le lac a été asséché pour vérifications de la construction.

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françois 19/12/2009 20:24


Quel beau reportage!!!Voilà un endroit souvent ignoré des "touristes" et qui,pourtant,vaurt le détour.


yvon 17/12/2009 19:20


vive la bretagne mon pére etait originaire de brehat