Argoat : rivières, torrents, sous-bois et arbres

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Argoat en Bretagne, foret, sous bois, arbres"La plupart des rivères bretonnes ont des trajets très courts, passant souvent sans transition du torrent à la ria. Sur la quasi-totalité de leur cours, ce sont donc des rivières dites de premère catégorie, aux peuplements dominés par les samonidés. Menacées par les pollutions agricoles, elles sont défendues avec ardeur par l'association "Eaux et rivières de Bretagne".
Des zones rapides et plus calmes se succèdent, abritant des formes de vie différentes :
Martin pêcheur d'europe, bergeronnette des ruisseaux, putois, loutres, visons et campagnol amphibie ; saumon de l'atlantique, truite en robe de parade et truite fario, anguille, goujon, vairon, chabot ...
L'aulne se plait au bord des eaux courantes et stagnantes.

Côté sous-bois, la Bretagne est l'une des régions les moins forestières de France, et doit au bocage une apparence boisée. L'aciditié des sols et l'influence atlantique ont toutefois donné à ses quelques massifs une physionomie original : il s'agir pour l'essentiel de chênaies-hêtraies dont le charme est pratiquement absent et où l'if, relique des boisements primitifs, est inhabituellement répandu.
La vie ne se résume pas aux seuls arbres, chevreuils et champignons ... De l'humus aux plus hautes frondaisons, une foule d'animaux et de plantes participent chacun à sa mesure à la perpétuation de la forêt.
On recense le polypode, petite fougère très commune sur les troncs moussus, la myrtille, le poltric, genre de mousses, et fleurs de printemps, comme la jonquille et l'euphorbe des bois.
Nombreux champignons, communs, savoureux ou dangereux.
Avec de la chance, on pourra rencontrer blaireau, campagnol roux, bécasse des bois, salamandre tachetée, orvet, grenouille rousse, et nombreux insectes.

Les arbres qui aiment l'humidité atmosphérique et qui supportent les sols acides se plaisent en Bretagne. Le climat doux permet à des espèces frileuses, comme le pin maritime, de s'y adapter. On rencontre fréquemment chênes rouvres ou pédonculés, pins sylvestres et châtaigniers. Le chêne, bois noble, est utilisé par les fendeurs et surtout par les charpentiers ; le châtaigner, de dimensions plus modeste et de qualité moindre, par les fagotiers, les cerclieres ou les feuillardiers. Le hêtre est le bois des charbonniers, l'orme et le frêne, ceux du charron.
Jadis, la construction d'un vaisseau nécessitait plus de 2000 chênes.
Le hêtre était utilisé par le sabotier, qui taillait une ébauche à l'aide de sa hache et de son paroir, creusait l'intérieur de la pièce de hêtre avec une gouge (ou cuillère).
Les tonneaux quant à eux, étaient faits de merrains en chêne maintenus par un cerclage en fer, soit de merrains en châtaignier associés à un cerclage de feuillard de châtaignier.
L'if : les Celtes prêtaient à ce bois, dont furent faits les arcs jusqu'au Moyen-Age, des vertus d'immortalité.

Source : "Bretagne - Edition Gallimard" - Un ouvrage à découvrir, à lire et à relire. Illustré par des nombreuses photographies, fort bien agencé".

Ils ont bâti la Bretagne : Erwan Berthou

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Erwan BerthouNé en 1861 à Lancanaf en Pleubian, décédé en 1933 à Pleubian.

Après le petit séminaire de Tréguier et le collège de Lannion, Erwan Berthou s'engage dans la marine nationale pour 5 ans et visite l'Afrique, la Chine et les Antilles.
Puis il travaille dans des entreprises de constructions mécaniques au Havre et à Paris.
Il essais, sans succès, d'exploiter la ferme familiale. Il participe à tous les mouvements régionalistes de l'époque.

En 1913, il devient grand druite du "Gorsedd" des bardes.
Son oeuvre en breton est importante : "Dre an delen hag ar c'horn-boud", "Istor Breiz", "Lemenik skouer ar Varzed" ...

Le Trégor à travers les champs rassemble des souvenirs qui constituent une série d'articles, publiés dans la revue "Le Clocher breton", en 1911.

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Ils ont bâti la Bretagne : James Bouillé

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james bouilléNé à Guingamp en 1894, décéde à Malestroit en 1945.
Après des études à Paris, James Bouillé s'intéresse au nouvel art breton fait de tradition et de simplicité, mais dans lequel il intègre l'expression de sa foi chrétienne.

Parmi ses oeuvres importantes, on peut cité :
- l'église Notre-Dame de Compostal à Rostrenen,
- L'église Saint-Joseph à Lannion,
- l'église de Pleubian,
- la chapelle de Loguivy,
ainsi qu'un nombre respectable de villas sur les côtes du nord de la Bretagne.

Il s'est aussi intéressé à la sculpture, la céramique et au mobilier breton.

Membre des "Seiz Breur", il fonde avec Xavier de Langlais en 1929 l'Atelier breton d'art chrétien.

En 1941, il prend la direction de l'association "Bleun-Brug", ce qui l'amène à participer au Comité consultatif de Bretagne, source de difficultés politiques qui minent la vie de ce grand artiste à la Libération.

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Ils ont bâti la Bretagne : Aymar de Blois de la Calande

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aimar de bloisNé en 1760 à Morlaix, député et archéologue, décédé en 1852 à Morlaix.

Après une carrière comme officier de marine, avec participation au combat d'Ouessant en 1778, Aymar de Blois de la Calande se retire sur sa terre de Launay près de Morlais en 1800.

Adjoint au maire de Ploujean, conseiller général du Finistère, membre de la commission sanitaire de Morlaix en 1825, il se distingue par son dévouement lors de l'épidémie de choléra en 1832.
Cofondateur de la "Société d'agriculture de Morlaix", de l'Association Bretonne" et de la "Société archéologique du Finistère", il publie de nombreux tavaux d'archéologie et collabore à la nouvelle édition du "Dictionnaire d'Ogée" (1843-1853).
Son fils, même prénom (1804-1874), avocat, magistrat, également archéologue, puis député de Quimper, lui succède à "l'Association Bretonne", qu'il contribue à refonder après l'interruption de l'Empire.

En s'intéressant à la ballade sur "L'héritière de Kéroulas", Aymar de Blois de la Calande peut être considéré comme l'un des précurseurs dans la collecte des traditions populaires.

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L'archipel de Molène

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L'archipel de Molène"Une douzaine d'îles et d'îlots bas éparpillés entre Le Conquet et Ouessant dans un mer des plus difficile.
Les plus beaux champs d'algues des côtes de France et l'un des principaux refuges français pour les oiseaux et les mammifères marins.

C'est Louis Bureau, naturaliste nantais du XIXème siècle, qui attira l'attention sur ces îlots. Depuis les années 1960, la SEPNB a établi une réserve sur trois d'entre eux : Banneg, Balaneg et Trielen.

Qui s'étonnera que, dans les années 1980, l'Unesco ait tenu à distinguer ce magnifique archipel à la végétation originale en le déclarant "Réserve de biosphère" ?

On y recense :
- 3 des 5 espèces de sternes bretonnes : La pierregarin, la naine et la caugek.
- La sterne de Dougall, oiseau des mer le plus menacé d'Europe, ne niche plus qu'occasionnellement dans l'archipel de Molène.
- Le phoque gris : c'est ici que la reproduction de l'espèce fut prouvée pour la première fois en France. Cette petite population ne se maintient sans doute que grâce à l'immigration de jeunes phoques britanniques.
- Le Goéland brun : 10% environ des reproducteurs européens nichent dans l'archipel.
- L'Océanite tempête, qui niche sous terre. La majorité des effectifs français est concentrée sur Banneg.
- L'huitrier pie, qui niche sur le pourtour des îlots.
- Le grand gravelot dépose ses oeufs sur les galets.
- Le puffin des anglais, comme le pétrel tempête, est nocturne et niche dans des terriers. Il est rare, mais sa population augmente.
- Les choux marins, prospère sur les cordons de galets, cordons qui montrent une végétation originale et peuvent abriter le nid du pétrel tempête.

Certains oiseaux de mer sont communs aux falaises et aux îlots bas. L'absence de prédateurs et de présence humaine est la condition sine qua non de la santé des colonies."

Source : "Bretagne - Edition Gallimard" - Un ouvrage à découvrir, à lire et à relire. Illustré par des nombreuses photographies, fort bien agencé".


Mer d'huile à la pointe de Bilfot

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pointe du BilfotCette saison offre des couleurs somptueuses à faire chauffer l'APN.

La pointe de Bilfot, ou la pointe de Plouezec, près de Paimpol, nous a offert ce jour une vision infinie, pour un moment de rêve et d'évasion spirituelle.
Une mer "d'huile" qui évoquait le calme et presque un arrêt dans le temps.
Quelques ilots entre mer et ciel.

Ici, les éléments semblent toujours différents.
Les marées et la luminosité jouent sur cet endroit pour nous procurer une vive admiration à chacune de nos venues.
Aujourd'hui, le soleil et les nuages révélaient des ombres qui faisaient changer ce décor, et nous permettaient d'en discerner de nouveaux détails.

Pour un panorama unique, une étendue qui s'offre au regard.























A lire :
http://docarmor.free.fr/valarmor/valouest/ploueze2.htm