Le Goëlo, petit territoire à l'identité forte, ouvert sur la manche.

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le goelo en bretagneC'est un pays éclaté, à géométrie variable, où vit 1,8% de la population bretonne.
Le Goëlo est un ancien "Pagus", doyenné de l'ancien évêché de Saint-Brieuc, formant un plateau entre 3 rivières, le Gouët, le Trieux et le Leff.
Dès le VIIIème siècle au moins, le Goëlo existe en tant que tel, il est le "pagus Goelow", l'un des pagi (pays) de Domnonée, ce royaume breton qui s'étend alors à toute la Bretagne-Nord, avant l'unification des 3 royaumes en un seul au IXème siècle.

Le mot Goëlo, selon l'historien-linguiste Léon Fleuriot, vient de "velau" ou "velav" qui est, probablement, la transcription latine du celtique ancien "wellaw".
Pour certains auteurs, "Pagus Velaviensis", l'ancien nom du Goëlo, serait "le pays des Velavi", et donc "le pays des meillleurs", au sens des plus forts.
Léon Fleuriot estime que, puisque la racine de ce mot a eu autrefois le sens de "choix", la véritable signification de Goëlo serait "le pays du bon choix", "le pays bien choisi".

Après la révolution française, le Goëlo constitue la partie ouest de l'arrondissement de Saint-Brieuc, pour partie de langue bretonne. Il n'a aucune existante officielle, mais continue à persister dans les esprits et les cœurs.

Au XXème siècle, c'est tout naturellement que l'on fait appel à cette notion géographique pour désigner le secteur touristique qui va de Saint-Brieuc à Paimpol.

Communes du Goëlo :
Binic - Châtelaudren - Cohiniac - Etables-sur-Mer - Iles de Bréhat - Kerfot - La Méaugon - Lanleff - Lanloup - Lannebert - Lantic - Lanvollon - Le Foeil - Paimpol - Plaine-Haute - Pléguien - Pléhédel - Plélo - Plérin - Plerneuf - Ploubazlanec - Plouézec - Plouha - Plourhan - Plourivo - Plouvara - Pludual - Pordic - Quintin - Saint-Donan - Saint-Quay-Portrieux - Trégomeur - Tréguidel - Tréméloir - Tréméven - Trémuson - Tressignaut - Tréveneuc - Yvias.


Source :
Le Goëlo – Palantines – De Yves Coativy – Daniel Giraudon – Jean-Jacques Monnier.
Un livre à voir, un livre à lire
.
NB : Châtelaudren est dit dans cet ouvrage comme appartenant au Goëlo ; dans un autre ouvrage de Yves Coativy, la commune est dite du Trégor ... Alors, Trégor ou Goëlo ?
Carte google maps

Ils ont bâti la Bretagne : Léon Fleuriot

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leon_fleuriot.jpgLéon Fleuriot se met très jeune à l'étude du breton.

Agrégé d'histoire en 1950, il enseigne à Paris puis au Prytanée militaire de La Flèche.

En 1964 paraît sa thèse "Le Vieux breton ; éléments d'une grammaire".

En 1966, il devient professeur de langue et littérature celtiques à l'universtié de Rennes et il est nommé en 1977 directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études de Paris.

En 1980, il publie son ouvrage clef "Les Origines de la Bretagne".

En 1987, il apporte une importante contribution à la monumentale "Histoire littéraire et culturelle de la Bretagne", publiée sous la direction de Jean Balcou et d'Yves Le Gallo.
Il est considéré comme un rénovateur des études celtiques en Bretagne.

La chandeleur en Bretagne

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chandeleur bretagneLe cierge de la Chandeleur est conservé précieusement. Quand le tonnerre gronde avec violence, on l'allume, on le place devant le rameau de laurier qui orne le bénitier et on récite une oraison à sainte Barbe. La maison est ainsi préservée de la foudre.

 

Dans la Loire-Atlantique, si on fait des crêpes ce jour-là, il ne faut pas en donner à emporter à d'autres personnes : ce serait porter la chance hors de la maison et ne pas la garder pour soi, mais on peut en donner le lendemain sans aucun inconvénient.

Aux environs de Rennes, on croyait que les mariages célébrés ce jour-là n'auraient pas de chance.

 

Les cierges bénits de la Chandeleur ont un pouvoir protecteur quand on les allume pendant l'orage, quand il y a un malade dans la maison, etc …

 

Si on mène les vaches dans les prairies après la Chandeleur "y aura point de fain (foin)". Il est d'ailleurs spécifié dans nombre de baux à ferme que les bestiaux ne pourront aller dans les prairies après le 2 février (à rapprocher le proverbe : manger son blé en herbe).

 

Aux environs de Dinan, on assure que :

Quand le Chandeleur est claire,

L'Hiver est en arrière,

Quand la Chandeleur est trouble,

L'Hiver est dans la douve.

 

Extrait du livre de Paul-Yves Sébillot "La Bretagne et ses traditions", aux éditionx Royer Mémoire vive – Maisonneuve & Larose.

 

Bulletin communal commune de Quemper-Guezennec

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Bulletin municipal Quemper GuezennecLa commune de Quemper Guezennec s'est rapprochée de Reflet d'Expression pour la création graphique, mise en page et impression de son bulletin municipal, parution Janvier 2011.

 

Rétrospectives 2010, projet de l'année 2011, informations pratiques et nouvelles des associations de la commune.

Un bulletin d'informations communales de 20 pages, diffusé aux administrés.

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Les Danses bretonnes

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 Elles sont nombreuses et originales et certaines semblent remonter à une haute antiquité. […]

 

- Le Jambadoa,

- Le Passe-pied,

- La Grue,

- La Ronde (Morbihan),

- Le Bal Breton (il se termine par une ronde, dit Eugène Herpin) . […] La Ridée, du pays de Vannes, La Dérobée, dansée dans le Léon et le Trégor, La Dans-a-Dal (Danse de Front), La Dans ar re Goz et la Dans ar re Yaouank (la Danse des vieux et la danse des jeunes, gavotte d'honneur, danses de Plougastel.

 

Le Jambadoa danse BretonneIl y avait aussi dans les montagnes d'Arrée les Festou-Noz (fêtes de nuit) qui duraient jusqu'au jour. Elles avaient lieu après les récoltes et en diverses occasions, la plupart en hiver. Elles étaient en voie de disparition après la guerre de 1940, et ont repris, depuis, sur des initiatives locales. . […]

 

Extrait du livre de Paul-Yves Sébillot "La Bretagne et ses traditions", aux éditionx Royer Mémoire vive – Maisonneuve & Larose.
Source photo : cartes-postales.delcampe.net

Ils ont bâti la Bretagne : Jean-Baptiste Ogée

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ogee.jpgFils d'un capitaine d'infanterie, Jean-Baptiste Ogée sert dans la gendarmerie avant d'être nommé à Nantes en 1753 comme ingénieur-géographe des Ponts et Chaussées de Bretagne.

Il publie un "Atlas itinéraire de Bretagne" en 1769.

Son "dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", en 4 volumes édités entre 1778 et 1780, d'une précision et d'une richesse peu communes, reste, malgré des inexactitudes, un ouvrage toujours de référence aujourd'hui.

On lui doit aussi une très belle "Carte géométrique de la province de Bretagne", éditée en 1771.


Source visuel : http://www.udbstnazer.info/article-13669906.html

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