Ils ont bâti la Bretagne : Jeanne Jugan

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Jeanne JuganHumble domestique à Saint-Servan, elle prend seule l'initiative de recueillir d'abord à son domicile, puis dans un ancien couvent, des vieillards indigents.

Sa mission reconnue d'abord par des autorités laïques, rencontre l'appui de l'abbé Le Pailleur, vicaire à Saint-Servan, et de Marie Jamet qui transforment l'oeuvre en Congrégation des servantes des pauvres.
Cette congrégation passe de 300 religieuses en 1849 à 2400 en 1879.
A cette époque, la grande maison mère de Saint-Pern a déjà été construite.

Jeanne Jugan s'y était retirée et y repose aujourd'hui (reconnue bienheureuse).

Connue sous le nom de Petites Soeurs des Pauvres, la congrégation qu'elle a fondée a aujourd'hui un rayonnement mondial.

 

 

 

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Ils ont bâti la Bretagne : La Cordelière

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Bateau La CordelièreSuperbe bateau, l'un des plus grands de son époque, construit sur les ordres d'Anne de Bretagne, pour équiper la flotte bretonne.

Construit à Morlaix vers 1500 par l'armateur Nicolas Coëtanlem, il pouvait embarquer jusqu'à 1500 hommes.
Il combat d'abord en Méditerranée, avec peu de succès, contre les infidèles, puis il revient, sous les ordres d'Hervé de Portzmoguer, défenre les côtes bretonnes contre les attaques anglaises.

Engagé le 10 août 1512 près de la pointe Saint-Mathieu dans un combat déséquilibré, son capitaine préfère faire sauter son navire en entraînant son principal adversaire "le Kent" dans sa perte, plutôt que de fuir ou de se rendre.

 

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Ils ont bâti la Bretagne : Saint Corentin

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Saint Corentin Vallée des Saints à CarnoëtEvêque du Vème siècle, à Quimper.

Considéré comme le premier évêque de Quimper, Corentin a été ultérieurement compté parmi les "sept sains" de Bretagne.
Armorcain de souche, Corentin mène une vie érémitique près de Plomodiern, quand le roi Gradlon fait sa rencontre au cours d'une partie de chasse.
Le roi lui aurait fait don de toutes ses possessions sur ce territoire.
Par la suite, Martin de Tours aurait choisi Corentin comme évêque de Cornouaille.
Gradlon fait don à celui-ci de son palais de Quimper pour qu'il bâtisse sa cathédrale à cet emplacement.
Saint Corentin fait par ailleurs de la figuration dans la légende de la cité d'Ys, légende qui se développe à partir de la fin du Moyen-Âge, et serait mort à Quimper vers 460.




Photo prise sur le site de La Vallée des Saints à Carnoët

 

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La Bretagne dans tous ses objets (3)

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Costume, coiffe et danse bretonnePour plus d'informations sur ces objets et le livre de Jacques Péron : > ICI <

LE COSTUME :

Né des signes distinctifs hérités des clans celtiques, libéré par l'abolition des lois somputaires à la Révolution, le costume breton développera une diversité représentative des "pays".

 

LA COIFFE :

Empesée ou légère, obtentatoire ou retenue, déployant parfois des richesses de broderie et d'ornementation, la coiffe a oublié ses origines de capeline frustre pour devenir un objet de séduction.

 

LES DANSES :

En rond ou par deux, gavotte des montagnes ou de l'Aven, en fest-noz ou en fest-deiz, la danse réunit tous les Bretons et continue de représenter un élément de leur identité culturelle.

 

BINIOU ET BOMBARDE :

On le dit vieux, coz, pour le différencier de la grande cornemuse ; il vit en couple avec la bombarde, ce hautbois qui le suit dans toutes les fêtes mais ne refuse pas l'accompagnement d'autres instruments.

 

 

les Druides : souffle magique des druides

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Druides en BretagneL'origine de l'institution druidique nous est inconnue, et l'époque à laquelle elle apparut en Occident se perd dans la nuit de la préhistoire. Tous les Celtes, s'il faut en crois Strabon, honoraient particulièrement trois catégories d'hommes : les bardes, les vates et les druides.

"Les bardes, nous dit-il, sont changeurs et poètes ; les vates, sacrificateurs et physiologues ; les druides, outre la science de la nature, étudient aussi la philosophie morale".

Cette classe de prêtres, dont d'autres auteurs grecs et latins font mention, était-elle particulière à l'organisation sociale des tribus celtiques ?
Et dérivait-elle d'une caste analogue qui aurait existé chez les Indo-Européens, et dont les brahmanes indiens et les flamines romains proviendraient également ? Ou bien les Celtes l'avaient-ils héritée des populations préhistoriques autochtones, et plus précisément de la civilisation mégalithique ?

Toutes ces hypothèses ont été proposées sans qu'aucune donnée archéologique ni aucun texte historique ne nous permette de trancher la question.

Lorsque César vint en Gaule, il trouva les druides constitués en communautés sacerdotales fortement organisées.
Leur autorité était considérable et rien, semble-t-il, ne se faisait dans le pays sans que l'ont les consultât. Ils étaient soumis à la primauté d'un pontife suprême, élu à vie.

Une de leurs attributions principales était l'enseignement qu'ils donnaient, dans des endroits retirés, aux jeunes nobles et aux futurs druides.
Poponius Mela nous apprend que les études duraient vingt ans et qu'elles étaient secrètes.  La doctrine qu'ils professaient n'était donc point identique aux croyances répandues dans le peuple, quoiqu'elle dût évidemment les influencer. C'est ainsi que la foi fondamentale en l'immortalité avait cours parmi les profanes, mais la science druidique, dans son ensemble, leur était inconnue.


Les textes que nous a légués l'Antiquité classique et les manuscrits irlandais du Moyen Age, notre principale source sur ce sujet, nous montrent les druides à la fois comme des savants, ayant appris toutes les connaissances de leur époque sous forme de milliers de vers, et comme des mages, exercés à la divination et capables de provoquer des enchantements. Ils étaient maîtres des éléments, qu'ils pouvaient diriger à leur gré.
Ils connaissaient les maladies, savaient les diagnostiquer et les guérir. Leur puissance paraissait certainement immense à la population, sur laquelle ils exerçaient une véritable fascination.
Un de leurs plus terribles moyens d'action était le "souffle druidique".
L'épopée irlandaise connaît de nombreux exemples de cette magie, mais ne nous donne jamais de précision sur sa nature. Par un tel geste, le druide Mog Ruith transforma ses ennemis en pierres et fit disparaître une colline aux yeux d'une armée tout entière. Un autre, poursuivi par des assassins, les égara en revêtant de sa propre apparence tous les guerriers d'une troupe.

Source : "Le guide de Bretagne - Bretagne mystérieuse" - Gwenc'hlan Le Scouëzec - Edition "Coop Breizh"

Pardon aux chevaux sur l'ile Saint-Gildas 2010 - Penvenan

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Pardon aux chevaux sur l'ile Saint-Gildas 2010 - Penvenan On raconte qu'il y a fort longtemps les chevaux de l’île ont été épargnés par une maladie qui décimait les chevaux de la région ; cette protection fut attribuée à Saint-Gildas, protecteur des chevaux".

Comme chaque année, la bénédiction des chevaux sur l'ile Saint-Gildas est programmée au rythme des marées ...

Départ donné à partir de midi à Buguélès ; et voilà une étrange et longue enfilade de chevaux, attelages, piétons et convois de remorques emplies de personnes tirées par des tracteurs, sillonnant tranquillement ce chemin à marée basse qui mène à l'île Saint-Gildas, sur environ 2,5 kms.
C'est un passage toujours sympathique et amusant, toujours pressé de rejoindre l'île, et voilà que la mer ne s'est pas encore tout à fait retirée ; on attend ou on traverse, tant pis pour les chaussures et les pantalons ; et on remarque les habitués, chaussés de toncs ou autres chaussures de plage ne craignant pas l'eau.

 

Quelques 2000 personnes sur l'île et une centaine de chevaux semble-t-il ...

On s'installe sur l'ile, de ci, de là, on sort les affaires pour le pique-nique dans une ambiance très champêtre ; les chevaux sont soignés, certains ferment les yeux au soleil, comme pour se reposer de cette traversée, d'autres broutent ; et bientôt la messe est donnée ;  Elle se terminera par un cortège et une bénédiction des chevaux.
Un moment fort émouvant et à la fois très sympathique.

Retour tranquille, une vingtaine de tracteurs et remorques attendent leurs "passagers", d'autres repartent à pied, tranquillement, la mer est totalement retirée, on traîne, on discute de la journée ; une journée bien remplie, que le soleil a fort agréablement accompagnée.

L'album photo  > ICI <