78 articles avec bretagne historique

Ils ont bâti la Bretagne : Comté du Trégor ou Pou Treher

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Blason_pays_fr_Tregor WikipédiaConnue dès le VIIème siècle comme une partie de la Domnonée, cette très belle région est aussi citée par l'évêque du Mans en 617, ainsi que dans "La Vie" de Saint Tugdual (IXème siècle), lequel la traverse pour aller s'installer à Tréguier.

Sa limite à l'ouest n'est pas très claire, suivant la partie de la côte de Morlaix à Lannion qu'on y incorpore, entre le Pou-Castell qui fait partie du Léon et le pays du Yaudet (Pagus civitatis).
A l'est, le Trégor est borné par la vallée du Trieux.

A partir du XIème siècle, le Trégor est placé sous l'autorité du duc Alain III qui le donne avec le Penthièvre et le Goélo à son frère Eudes.
Ce dernier prend alors le titre de comte de Bretagne et non de Penthièvre (1034), mais à sa mort, l'apanage est divisé en deux comtés : le Trégor, avec Guingamp pour capitale et Tréguier pour évêché, et le Penthièvre, avec Lamballe pour capitale et l'évêché de Saint-Brieuc.
Actuellement, est appelé Trégor le "pays" qui va de Morlaix au Trieux.

 

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Ils ont bâti la Bretagne : Jeanne Jugan

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Jeanne JuganHumble domestique à Saint-Servan, elle prend seule l'initiative de recueillir d'abord à son domicile, puis dans un ancien couvent, des vieillards indigents.

Sa mission reconnue d'abord par des autorités laïques, rencontre l'appui de l'abbé Le Pailleur, vicaire à Saint-Servan, et de Marie Jamet qui transforment l'oeuvre en Congrégation des servantes des pauvres.
Cette congrégation passe de 300 religieuses en 1849 à 2400 en 1879.
A cette époque, la grande maison mère de Saint-Pern a déjà été construite.

Jeanne Jugan s'y était retirée et y repose aujourd'hui (reconnue bienheureuse).

Connue sous le nom de Petites Soeurs des Pauvres, la congrégation qu'elle a fondée a aujourd'hui un rayonnement mondial.

 

 

 

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Ils ont bâti la Bretagne : La Cordelière

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Bateau La CordelièreSuperbe bateau, l'un des plus grands de son époque, construit sur les ordres d'Anne de Bretagne, pour équiper la flotte bretonne.

Construit à Morlaix vers 1500 par l'armateur Nicolas Coëtanlem, il pouvait embarquer jusqu'à 1500 hommes.
Il combat d'abord en Méditerranée, avec peu de succès, contre les infidèles, puis il revient, sous les ordres d'Hervé de Portzmoguer, défenre les côtes bretonnes contre les attaques anglaises.

Engagé le 10 août 1512 près de la pointe Saint-Mathieu dans un combat déséquilibré, son capitaine préfère faire sauter son navire en entraînant son principal adversaire "le Kent" dans sa perte, plutôt que de fuir ou de se rendre.

 

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Ils ont bâti la Bretagne : Saint Corentin

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Saint Corentin Vallée des Saints à CarnoëtEvêque du Vème siècle, à Quimper.

Considéré comme le premier évêque de Quimper, Corentin a été ultérieurement compté parmi les "sept sains" de Bretagne.
Armorcain de souche, Corentin mène une vie érémitique près de Plomodiern, quand le roi Gradlon fait sa rencontre au cours d'une partie de chasse.
Le roi lui aurait fait don de toutes ses possessions sur ce territoire.
Par la suite, Martin de Tours aurait choisi Corentin comme évêque de Cornouaille.
Gradlon fait don à celui-ci de son palais de Quimper pour qu'il bâtisse sa cathédrale à cet emplacement.
Saint Corentin fait par ailleurs de la figuration dans la légende de la cité d'Ys, légende qui se développe à partir de la fin du Moyen-Âge, et serait mort à Quimper vers 460.




Photo prise sur le site de La Vallée des Saints à Carnoët

 

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les Druides : souffle magique des druides

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Druides en BretagneL'origine de l'institution druidique nous est inconnue, et l'époque à laquelle elle apparut en Occident se perd dans la nuit de la préhistoire. Tous les Celtes, s'il faut en crois Strabon, honoraient particulièrement trois catégories d'hommes : les bardes, les vates et les druides.

"Les bardes, nous dit-il, sont changeurs et poètes ; les vates, sacrificateurs et physiologues ; les druides, outre la science de la nature, étudient aussi la philosophie morale".

Cette classe de prêtres, dont d'autres auteurs grecs et latins font mention, était-elle particulière à l'organisation sociale des tribus celtiques ?
Et dérivait-elle d'une caste analogue qui aurait existé chez les Indo-Européens, et dont les brahmanes indiens et les flamines romains proviendraient également ? Ou bien les Celtes l'avaient-ils héritée des populations préhistoriques autochtones, et plus précisément de la civilisation mégalithique ?

Toutes ces hypothèses ont été proposées sans qu'aucune donnée archéologique ni aucun texte historique ne nous permette de trancher la question.

Lorsque César vint en Gaule, il trouva les druides constitués en communautés sacerdotales fortement organisées.
Leur autorité était considérable et rien, semble-t-il, ne se faisait dans le pays sans que l'ont les consultât. Ils étaient soumis à la primauté d'un pontife suprême, élu à vie.

Une de leurs attributions principales était l'enseignement qu'ils donnaient, dans des endroits retirés, aux jeunes nobles et aux futurs druides.
Poponius Mela nous apprend que les études duraient vingt ans et qu'elles étaient secrètes.  La doctrine qu'ils professaient n'était donc point identique aux croyances répandues dans le peuple, quoiqu'elle dût évidemment les influencer. C'est ainsi que la foi fondamentale en l'immortalité avait cours parmi les profanes, mais la science druidique, dans son ensemble, leur était inconnue.


Les textes que nous a légués l'Antiquité classique et les manuscrits irlandais du Moyen Age, notre principale source sur ce sujet, nous montrent les druides à la fois comme des savants, ayant appris toutes les connaissances de leur époque sous forme de milliers de vers, et comme des mages, exercés à la divination et capables de provoquer des enchantements. Ils étaient maîtres des éléments, qu'ils pouvaient diriger à leur gré.
Ils connaissaient les maladies, savaient les diagnostiquer et les guérir. Leur puissance paraissait certainement immense à la population, sur laquelle ils exerçaient une véritable fascination.
Un de leurs plus terribles moyens d'action était le "souffle druidique".
L'épopée irlandaise connaît de nombreux exemples de cette magie, mais ne nous donne jamais de précision sur sa nature. Par un tel geste, le druide Mog Ruith transforma ses ennemis en pierres et fit disparaître une colline aux yeux d'une armée tout entière. Un autre, poursuivi par des assassins, les égara en revêtant de sa propre apparence tous les guerriers d'une troupe.

Source : "Le guide de Bretagne - Bretagne mystérieuse" - Gwenc'hlan Le Scouëzec - Edition "Coop Breizh"

Ils ont bâti la Bretagne : Saint Cado

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Saint CadoErmite dans l'île de la rivière d'Etel à laquelle il a laissé son nom, Cado a été confondu au Moyen Âge avec le Saint gallois Cadoc.
Ce dernier était le fils d'un roi de Glarmorgan et le fondateur de l'abbaye de Llancarfan, au pays de Galles.

Ses "vies" fabuleuses le présentent comme un grand voyageur qui se serait rendu en pélerinage à Rome et à Jérusalem.
Il serait mort martyr à la tête de l'évêché de Bénévent en Italie.

Presqu_ile_de_Saint_CADOSelon l'une de ces "Vies", Cadoc serait passé en Bretagne au cours de ses pérégrinations et y aurait édifié une église sur un îlot désert. Mais un ange lui aurait enjoint de rentrer à Llancarfan.
Les moines qu'il a laissés dans son prieuré breton se désolent de voir tomber en ruine le pont que leur maître avait construit. Mais, trois jours plus tard, ce pont est miraculeusement restauré, encore plus beau qu'avant.
Saint Cado est invoqué contre la surdité dans les chapelles qui lui sont dédiées en Bretagne.

Par contre, aucune pratique analogue n'est attestée au pays de Galles.

http://saint.cado.free.fr/

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