78 articles avec bretagne historique

Ils ont bâti la Bretagne : Guillaume Brouscon

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brouscon guillaumeOn ne connaît pas les dates de sa naissance ni de sa mort.

Son nom apparaît au Conquet en 1543, comme "faiseur de cartes et de guides nautiques", peut être appelé par les moines de l'abbaye de Saint-Mathieu.
On a de lui un "traité de navigation" manuscrit datant de 1543, un "manuel de navigation destiné aux pilotes bretons" de 1548, concervé à la bibliothèque naitonale, des petites almanachs pour les marins avec des cartes pliées ...

Brouscon Almanach 1546 Compass bearing of high waters in thGuillaume Brouscon a été parmi les premiers cartographes d'Europe à publier des cartes à marteloires et la qualité de ses informations semble exceptionnelle.

A sa suite, on trouve au Conquet toute une lignée de cartographes, comme Yann Le Béchec, Yann Troadec, Alain Lestobec et Christophe Troadec, géographe du roi en 1650.

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Ils ont bâti la Bretagne : Saint Ronan

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Saint Ronan à LocronanHistoriquement, saint Ronan pourrait être assimilé soit à un ecclésiastique irlandais qui intervient, au VIIème siècle dans la controverse entre les Eglises continentales et insulaires sur le calcul de la date de Pâques, soit à l'évêque itinérant qui aurait émigré en Bretagne continentale à la fin du IXème siècle ?

Sa Vie légendaire, rédigée au XIIème siècle, le fait émigrer l'Irlande en Léon.

La popularité qu'il acquiert bientôt le contraint à rechercher la solitude à l'orée de la forêt de Névet en Cornouaille.
Saint Ronan y fait montre de pouvoirs miraculeux sur les loups des alentours.
Ses miracles attirent les visiteurs, dont le moindre n'est pas le roi Gradlon.
Mais lassé des persécutions calomnieuses d'une méchante femme, la Keben, le saint finit par se retirer à Hillion (Côtes d'Armor), où il décède.

Trois comtés se disputent l'honneur d'accueillir sa dépouille. Le corps est placé sur un chariot tiré par des boeufs indomptés, qui se dirigent miraculeusement jusqu'à Locronan.

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Ils ont bâti la Bretagne : Pierre Taupin

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Vieille Prison Saint Brieuc - Source DelcampeChef chouan.

D'abord intendant d'Auguste Le Mintier, évêque de Tréguier, Pierre Taupin émigre avec ce dernier au début de la Révolution.

Mais il rentre pour se venger d'un magistrat de Lannion, Le Roux de Cheff du Bois, qu'il accuse d'avoir fait arrêter et exécuter sa femme à Tréguier en 1794.

Arrêté lui-même, Pierre Taupin est condamné sans preuve à la déportation.

Il s'échappe et revient comme chef chouan dans la région de Lamballe.
Il participe à l'attaque de la prison de Saint-Brieuc en 1799, et signe des exploits à Coëtmieux, à Guingamp et à La Roche-Derrien.
Il trouve la mort dans un combat à Tréglamus, quelques jours avant l'arrêt de la chouannerie.

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Ils ont bâti la Bretagne : Yann Sohier

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Yann Sohier - Plaque commémorative sur la mairie de PlourivoSon père est gendarme à Plourivo, puis percepteur à Lamballe.
Yann Sohier entre à l'école normale de Saint-Brieuc en 1918.
Influencé par Anatole Le Braz, il y apprend le breton et devient instituteur à Tréguier, Plouguiel, Quempervel, puis Plourivo ...

Après le premier congrès de Breiz Atao, à Rospordern, en 1927, il est convaincu que la langue bretonne ne doit pas rester la langue du clergé.
Il fonde "Ar Falz" en 1933.

Il est l'ami de Marcel Cachin, mais aussi de l'abbé Perrot, qui, tous deux, assistent à ses obsèques. Ce fut un ardent militant breton, décédé trop jeune (il mourut de septicémie).

"Me a lenno", sa méthode de breton, illustrée par René-Yves Creston, a été éditée en 1941.

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Ils ont bâti la Bretagne : Pierre-Léo Thielemans

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Orgue basilique Notre Dame de Bon Secours à GuingampArrivé en Bretagne vers 1850 pour visiter les orgues, Pierre-Léo Thielemans y passe le reste de sa vie.
Fixé à Guingamp après s'être marié, il devient organiste et maître de chapelle de la basilique Notre-Dame de Bon-Secours et professeur de piano.

Ses compositions montrent à quel point il comprend la Bretagne.
Il écrit d'abord une cantate "Les Deux Bretagnes - Ann Diou Vreiz" pour le congrès celtique de 1867 et, peu après, un opéra "Michel Columb" à la gloire du célèbre sculpteur Léonard.

Dès lors, il multiplie oratorios, mélodies, cantates et cantiques sur des thèmes bretons.
Citons :
- "Fleurs de Bretagne",
- "Les Dérobées" (danses),
- "Telen Gwengamp" (recueil de cantiques),
- "Cantate bretonne en l'honneur de Saint Yves" sur des paroles de Louis Tiercelin.

Une grande partie de son oeuvre a été recueillie par l'abbaye de Landévennec.

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Ils ont bâti la Bretagne : Gradlon ou Gralon

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Roi Gradlon Quimper - Source ACADEMIA-CELTICARoi de Cornouaille, Vème et IXème siècle.

Les listes comtales des cartulaires de Landévennec, de Quimperlé et de Quimper nous ont transmis les noms de trois souverains de Cornouaille, nommés Gradlon :
Gradlon Mur, Gradlon Flam et Gradlon Ploneour.

Seul ce dernier a une existence historique assez bien attestée : il régna au début du IXème siècle et fut l'allié de Charlemagne, tant dans la chasse aux pirates normands, que dans l'alignement carolingien de l'administration et de l'Eglise de Bretagne.
C'est lui, semble-t-il, qui a son tombeau dans l'ancienne église abbatiale de Landévennec, dont il fut un grand bienfaiteur.

Gradlon Flam est inconnu, tandis que Gradlon Mur est un personnage persque mytique que la tradition considère comme le fondateur de la Cornouaille, avec Guénolé, Corentin et Tugdual.
Chef arthurien proche de Riwal, il est censé avoir régné vers la fin du Vème siècle, établi dans la zone de Locronan, Douarnenez, Plogastel-Saint-Germain, Plonéour-Lanvern, Penmarc'h.
C'est lui qui est représenté à cheval au pinacle de la cathédrale de Quimper, et que l'on désigne toujours lorsqu'il s'agit du "roi Gradlon".

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