76 articles avec lecture

Le goût des merveilles

Publié le par Reflet d'Expression

Pour une fois, je vous parle d’un film, dans ma fameuse rubrique « lecture ».

Un film qui aurait pu être un roman, un roman dont j’aurais dévoré chacune des pages sans pouvoir m’arrêter. Ce film encore bien plus prenant qu’un ouvrage grâce au jeu des personnages et la musique...
Hum ! Moi qui n’apprécie guère le piano, mon oreille l’accepte cette fois, tant elle conduit au pur romantisme.
Un romantisme simple, dont on a bien besoin aujourd’hui.
C’est juste un film qui fait du bien, grand bien.
Oh ! Pour les passionnés de dynamisme et de suspens, je vous recommande de passer ce chemin.
Mais pour les autres, comme moi, qui ont besoin de repos, de calme, de tendresse, d’amitié et de partager un instant le destin de gens normaux ou différents, avec des vies de tous les jours, c’est un plongeon dans un moment de bonheur.
Et ces acteurs, admirables. Grands. Sincères. Simples. Beaux.

Synoptique : Au cœur de la Drôme provençale, Louise élève seule ses deux enfants et tente de préserver l'exploitation familiale. Un soir, elle manque d'écraser un inconnu au comportement singulier. Cet homme se révèle vite différent de la plupart des gens. Sa capacité d'émerveillement pourrait bien changer la vie de Louise et de sa famille.

Bande annonce

Un 12/10, assurément ;) 

Publié dans Lecture

Lecture : L’atelier de Capucine, de Didier Cornaille

Publié le par Reflet d'Expression

Quoi dire ?
Un bon début, une histoire très sympa.
Des personnages attrayants qu’on apprécie rapidement.
Deux mondes, chapitre par chapitre, pour mettre les scènes en place, pour enfin se rencontrer.
Un sujet intéressant et d’actualité : "s’en sortir" en faisant un métier qu’on aime.
Seul hic : un peu trop "gros" à mon sens.
Notre monde actuel n’est que mesquineries et tromperies, et je doute fort que l’avenir de Capucine puisse se dérouler ainsi.
Probablement un reflet de mon existante, "vivre parmi les puissants".

Je n’ai donc pas du tout apprécié les quelques pages de fin, qui m’ont d’autant plus semblées bâclées.
Un dénouement bien trop rapide à mon goût.

Je lui donne un 6/10, parce que j’ai vraiment apprécié Bastien et sa jolie vie.

4ème de couverture :
Tout commence dans un village du Morvan déserté par ses habitants partis vivre l'aventure en ville. Avec trois francs six sous et une détermination à toute épreuve, la jolie Capucine a une idée lumineuse : raccommoder les petits tracas de la vie, autrement dit repriser les poches trouées des jeans. Contre toute attente, sa petite entreprise, Pocket service, tout d'abord modeste artisanat local, va prospérer. Au point qu'une société de jeans, bien plus puissante, bien plus aguerrie, fait tout pour lui mettre des bâtons dans les roues. Mais, encouragée par Tonin, son grand-père, homme de bon sens, âme généreuse, ravi de voir du sang neuf raviver les couleurs de ses campagnes, par le séduisant Bastien qui a quitté la capitale pour la campagne bourguignonne, mais aussi par tout un village solidaire, Capucine résiste... Jusqu'à ce qu'elle tombe elle aussi dans le piège du toujours plus... Portée par une héroïne des temps modernes, une histoire aux contours de fable, profonde, juste, pleine de sagesse, qui évoque de vrais problèmes de société.

Publié dans Lecture

Lecture : La vie est belle et drôle à la fois, Clarisse Sabard

Publié le par Reflet d'Expression

J’ai tant apprécié ses autres ouvrages, que celui-ci me laisse pensive.
Une histoire, certes. Mais pas du grand Clarisse Sabard, à mon sens. Non, plutôt un roman de gare, de plage, qui se lit facilement, mais sans toutefois être en émoi. On aime les personnages et le contexte. Mais le suspens reste cependant en dérive, comme s’il était mis au second plan, et il en découle d’ailleurs bien trop rapidement en fin d’ouvrage.
Un bon point, on aimerait partager un peu cet esprit de famille, et cette vie dans un village où tout le monde se connaît. On aime les recettes à la fin du roman.

Je lui donne un 7/10 (Bon, puis je n’aime pas Noël ;) )

4ème de couverture : 
Léna n'en revient pas. Comment sa mère, qui l'a convoquée pour passer Noël dans la maison de son enfance, a-t-elle pu disparaître en ne lui laissant que ce message sibyllin ? La voilà donc coincée dans le petit village de Vallenot au cœur des Alpes de Haute-Provence et condamnée à passer la fête qu'elle hait plus que tout, entourée de sa famille pour le moins… haute en couleur ! Mais les fêtes de famille ont le don de faire rejaillir les secrets enfouis. Les douloureux, ceux qu'on voudrait oublier, mais aussi ceux qui permettent d'avancer…

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Lecture : Le premier miracle, de Gilles Legardinier

Publié le par Reflet d'Expression

Je referme ce gros ouvrage de 523 pages, fatiguée.

Un roman si prenant que j'aurais souhaité le lire d'une traite, mais chose impossible, il est épuisant !
Car oui ! Il faut sacrément aimer l'Histoire (avec un grand H) il faut sacrément aimer Gilles (avec un grand G) pour se dire que ce roman, il vaut vraiment le coup, et « l'attaquer ».

Le premier Miracle Gilles Legardinier

C’est un savant mélange d'amitié, d'amour, d'humour, de vérité et de suspens.
Vraiment, il faudrait être dans le cerveau de notre auteur favori pour réussir à découvrir comment il réussit à faire cela.
Alors,
- même si j'ai eu un peu de peine avec les noms : beaucoup de personnages et de lieux nécessitant un mémo de 2 folios A4 ;)
- même si je n'ai jamais vraiment été attirée par l'Histoire,
- et bien cette histoire là, elle vaut largement quelques soirées sacrifiées, lovée dans un fauteuil confortable, rien que « lui » et moi.

Gilles et son écriture, je les aime. J'aime autant ses comédies que ses thrillers et autres genres. Dans ce style similaire, j'ai un peu plus apprécié, « Pour un instant d'Eternité », probablement l'époque qui me parlait plus.

Je découvre, en toute fin, que cet exemplaire que j'ai entre les mains est issu d'un recyclage étonnant. Un petit plaisir supplémentaire.

Que dire de plus : lisez-le ;)

Un extrait qui me parle, ce manque de « vie normale » actuelle…

Je lui donne un 8,5/10, pour sa complexité de lecture.

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Lecture : classification des romans par genre

Publié le par Reflet d'Expression

On lit, on range, on reprend un autre livre… et on oublie les précédents ;)

Un petit condensé de toutes mes lectures permettra un choix en fonction des sujets que j’ai jugé de prédilection.

Pas de policier, pas de thriller et pas de livre « qui font pleurer ». Juste des romans pour se détendre et  nous emmener, pour quelques pages, « en voyage avec des amis » .

Titre, auteur et note (donnée par mon ressenti, sur 10).

smiley Intergénérationnel

surprise Souvenirs passés VS vie dans le présent, lecture par chapitre

laugh La vie de tous les jours, tout en humour !

indecision La vie poignante : bonheur, malheur, tristesse, famille, amis, rencontre, destin

blush La vie : professionnelle et amoureuse

angel La vie : du début à la fin

cheeky Policier humoristique

wink Livre dit "de gare ou de plage"

surprise Inclassable et autres

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Lecture : Une vie et des poussières, de Valérie Clo

Publié le par Reflet d'Expression

J'aime ces ouvrages retraçant les récits des "anciens".

Parce que ces personnes, que nous nous devons de respecter, osent, la plupart du temps, parler sans avoir de crainte du mauvais regard ou des mauvaises pensées d'autrui.

C'est donc avec plaisir et grande saveur que j'ai tourné les pages de ce livre.

Les souvenirs passés et les situations actuelles de la vie en Ehpad d'une dame de 84 ans.
Des jolies choses, des tristes choses. Des personnes charmantes, et d'autres beaucoup moins. On sourit ou on est triste. On est absorbé par quelques moments inimaginables de la vie de ces gens lors de la seconde guerre mondiale.

On devient "sage", grâce à ce genre d'écriture.

Côté lecture, les très courts chapitres, correspondant aux jours d'écriture, permettent de lire quelques pages de temps en temps, sans perdre le fil du roman, puisqu'en général, ce sont des courtes observations.

Quelques extraits qui m'ont marquée. Quelques textes d'une dame âgée de 84 ans, avec un cœur de 20 ans. "Parce qu'on a toujours 20 ans".

[...] je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire. A vrai dire, à quinze ou seize ans, je m’en fichais pas mal. Il n’y avait que ma sœur pour s’en inquiéter. Ce que j’aimais surtout, c’était rêver, aller au cinéma, me balader sur les quais de Seine avec mes amis. Boire des verres, fumer et danser. J’aimais les belles tenues, le parfum et la musique. Je rêvais de grandiose et de folie, je voulais avoir la vie que mes parents n’avaient pas eue, je voulais vivre pour deux, pour trois, pour tous ceux qui étaient restés dans le brouillard ou partis en fumée. Je m’en étais fait la promesse, j’allais danser et vivre pour eux. Je trouvais ma sœur bien trop sage et sérieuse. Je n’en pouvais plus de l’avoir sur le dos. Elle semblait résignée alors que, je l’ai compris plus tard, elle s’était sacrifiée. Le poids de ma petite personne la faisait plier sous les responsabilités. [...]

[...] Quand je vois ici l’argent qui circule, bijoux dans les coffres, monnaie qui dort en banque ou sous le matelas, et les jeunes qui trinquent, je trouve ça injuste. Souvent, j’ai peur pour mes petits-enfants, le monde est devenu si rude. Il est grippé dans une guerre silencieuse et molle sur laquelle nous n’avons aucune prise mais qui fait beaucoup de dégâts. Elle laisse de côté les plus fragiles et les plus démunis qui en plus culpabilisent de ne pas être assez forts pour s’en sortir. À mes petits-enfants, je dis, il faut faire la révolution, il ne faut pas vous laisser faire. Ma fille n’aime pas quand je leur parle comme ça, mais je m’en fiche. Pour elle, de toute façon, il est trop tard : trop de mauvaises habitudes, trop de confort. Mais eux, bon sang, il faut qu’ils se réveillent et nous inventent un nouveau monde. [...]

[...] Je regarde le monde se déployer comme une bête monstrueuse qui avale nos enfants. Je repense au Marius, au peu qu’ils avaient et à leur générosité, à cette époque sombre où pourtant les relations étaient plus douces et l’humain, au cœur de toute chose. À ces années, ensuite, où l’on avait le temps de penser à l’amour et à se construire, où l’on pouvait se projeter dans l’avenir. Aujourd’hui, c’est devenu le règne du présent. Pas un présent choisi, non, un présent subi parce que nos petits ne peuvent plus faire autrement que de vivre au jour le jour, comme s’ils étaient déjà vieux. Parce que c’est bien quand on est en fin de parcours qu'on pense comme ça, au jour le jour ? Pas quand on a une vie à construire, des projets à bâtir.  [...]

 [...] C'est chaque jour que leur  générosité m'accompagne. Elle reste un rempart redoutable à la bêtise, à la mesquinerie et aux petits arrangements avec la lâcheté. [...]

Je lui donne un 8,5/10 

4ème de couverture : 
Chaque jour, pendant quelques mois, Mathilde, que ses enfants ont placée dans une maison de retraite, tient son journal et raconte sa vie. Il y a le passé, l'enfance pendant la guerre, la douleur toujours à fleur de peau. Et le présent, la vie au jour le jour dans son nouveau logement, les compagnons de fortune, l'aide-soignante si lumineuse et douce, les rires... Une vie et des poussières est un portrait superbe et émouvant de femme, un livre de vie qui rend hommage avec tendresse à l'univers si particulier des Ehpad. 

Publié dans Lecture

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