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Lecture : Quand nos souvenirs viendront danser

Publié le par Reflet d'Expression

Voilà le second roman de Virginie Grimaldi que je termine
Une chose est sûre : cette auteure fait vibrer et réfléchir. Ses écrits sont proches de ceux de Gilles Legardinier, en évoquant des vies plus "réelles" et moins amusantes, quoique ;)
 
J'ai tout bonnement dévoré cette histoire en trois soirées : captivante, touchante, souriante et authentique.
L'évocation des vies de ces personnes âgées, au travers la plume de Marceline, en passant au fil des chapitres de leur jeunesse à leur vieillesse, est formidablement écrit. Bien sûr, j'ai eu les larmes aux yeux, non de tristesse, mais tant c'est une histoire finalement commune, avec ses bonheurs et ses malheurs. 
Je n'en dirais pas plus, cela serait "spoiler" l'ouvrage, mais l'avant dernier chapitre est des plus poignants. C'est sans dire quelques chapitres précédents, où Marceline et Anatole sont à l’hôpital. 
A lire absolument ;)

J'ai également beaucoup apprécié des personnes et lieux repris de son roman "Tu comprendras quand tu seras plus grande". 

Je lui met un 9,5/10

4ème de couverture : 
Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés. Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six : Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline. Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos mémoires, nos vies –, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. » À travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.

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Lecture : la cerise sur le gâteau de Aurélie Valognes

Publié le par Reflet d'Expression

Bien je n'ai pas réussi à le lire jusqu'au bout. Et pourtant, j'ai essayé.

Cette opinion reste la mienne, ce livre plait beaucoup semble-t-il.

  • La retraite est décrite ici presque comme "une catastrophe". Peut-être cela en est une pour certains, mais tout de même, il y a pire !
  • Je trouve l'écriture dépourvue de style, peut-être trop simpliste. Je n'ai pas eu l'occasion de lire d'autres romans de Aurélie Valognes, et ne connais pas "sa plume". 
  • Je n'ai guère trouvé de fil conducteur, excepté la retraite bien sûr, mais je m'ennuie. La famille, les relations enfants/parents/grands-parents. L'histoire ne semble pas "décoller". 
  • Trop cliché sur les "sujets" actuels : obsession écologique, manger bio, huile de palme, recyclage en achetant que d'occasion, customisation, etc... Des sujets qui ont leur importance, certes, toutefois trop répétés dans ce roman à mon goût, j'ai cette impression de lire une "morale" plutôt qu'un roman.

4ème de couverture : 
La vie est mal faite : à 35 ans, on n'a le temps de rien, à 65, on a du temps, mais encore faut-il savoir quoi en faire… Bernard et Brigitte, couple solide depuis 37 ans, en savent quelque chose. Depuis qu’elle a cessé de travailler, Brigitte profite de sa liberté retrouvée et de ses petits-enfants. Pour elle, ce n’est que du bonheur. Jusqu’au drame : la retraite de son mari ! Car, pour Bernard, troquer ses costumes contre des pantoufles, hors de question. Cet hyperactif bougon ne voit vraiment pas de quoi se réjouir. Prêt à tout pour trouver un nouveau sens à sa vie, il en fait voir de toutes les couleurs à son entourage ! Ajoutez à cela des enfants au bord de la crise de nerfs, des petits-enfants infatigables, et surtout des voisins insupportables qui leur polluent le quotidien… Et si la retraite n’était pas un long fleuve tranquille ? Un cocktail explosif pour une comédie irrésistible et inspirante.

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Lecture : Un clafoutis aux tomates cerises, de Véronique de Bure

Publié le par Reflet d'Expression

Un journal « intime » d’un an de la vie de Jeanne, 90 ans. Il suffit de lire la 4ème de couverture pour avoir l’envie de se plonger dans ce roman, cette « petite » vie qui pourrait être la mienne, dans très longtemps (!).

Et c’est pour cela que je l’ai tant apprécié.

La vie quotidienne d’une personne âgée ? Ne pensez surtout pas que cela soit ennuyeux !

Entre ses sorties entre amies, ses petites habitudes, sa famille et les tracas quotidiens. Autant dire que ces 384 pages se lisent tout naturellement, souvent en souriant, et en comprenant beaucoup de choses sur notre époque actuelle.

Le fait de scinder les textes par saison et par jour permet également de lire juste quelques « journées » sans pour autant perdre le fil de l’histoire.

A découvrir.

Je lui donne un 8.5/10, « savoureux » certes, toutefois sans suspens ou accroche particulière qui nous retiennent à le lire d’une traite, quitte à ne pas dormir ;)

4ème de couverture :
Au soir de sa vie, Jeanne, quatre-vingt-dix ans, décide d'écrire son journal intime. Sur une année, du premier jour du printemps au dernier jour de l'hiver, d'événements minuscules en réflexions désopilantes, elle consigne ses humeurs, ses souvenirs, sa petite vie de Parisienne exilée depuis plus de soixante ans dans l'Allier, dans sa maison posée au milieu des prés, des bois et des vaches. La liberté de vie et de ton est l'un des privilèges du très grand âge, aussi Jeanne fait-elle ce qu'elle veut - et ce qu'elle peut : regarder pousser ses fleurs, boire du vin blanc avec ses amies, s'amuser des mésaventures de Fernand et Marcelle, le couple haut en couleurs de la ferme d'à côté, accueillir - pas trop souvent - ses petits-enfants, remplir son congélateur de petits choux au fromage, déplier un transat pour se perdre dans les étoiles en espérant les voir toujours à la saison prochaine... Un clafoutis aux tomates cerises, le plus joli roman sur le grand âge qui soit, traite sans fard du temps qui passe et dresse le portrait d'une femme qui nous donne envie de vieillir.

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Lecture : La maison des hautes falaises de Karen Viggers

Publié le par Reflet d'Expression

Un livre que j'ai "écouté" et qui nous plonge dans l'univers de la mer et des baleines en Australie. 
L'auteur énumère avec passion les caprices de dame nature : la mer, les orages, les tempêtes. J'ai beaucoup apprécié ces écrits. Puis les baleines, avec cette aisance de nous faire chavirer du passé au présent, et même à l'avenir. 
Bien sûr, des personnages, durement touchés par la vie, un sympathique village où les gens vivent simplement, loin de la ville et de ses agitations. 

L'ouvrage est composé de grands chapitres, le dernier, assez long car très explicite, nous emmène vraiment loin de notre pays, la France. 

A découvrir, tout en tranquillité, peut-être à savourer. Beaucoup de personnages, prendre donc son temps de les adopter. 

Je lui met un 9/10, tant il est bien écrit, puis c'est une jolie histoire d'amour aussi.

4ème de couverture : 
Hanté par un passé douloureux, Lex Henderson part s'installer dans un petit village isolé, sur la côte australienne. Il tombe très vite sous le charme de cet endroit sauvage, où les journées sont rythmées par le sac et le ressac de l'océan. Au loin, il aperçoit parfois des baleines. Majestueuses, elles le fascinent.
Peu de temps après son arrivée, il rencontre Callista, artiste passionnée, mais dont le cœur est brisé. Attirés l'un par l'autre, ils ont pourtant du mal à laisser libre cours à leurs sentiments. Parviendront-ils à oublier leurs passés respectifs et à faire de nouveau confiance à la vie ?

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Lecture : Pars avec lui, de Agnès Ledig

Publié le par Reflet d'Expression

Me voilà au quatrième roman en quelques semaines de cette auteure qui conte vraiment fort bien. Des textes simples, courts, et si bien écrits. De la douceur dans les mots, et pourtant tant de violence et de haine, notamment dans cet ouvrage. 
Poignant, la vie, toujours centrée autour de 2 personnages principaux, est cette fois encore plus complexe et difficile que ce que j'ai pu lire auparavant. 
C'est un roman qui ouvre les yeux sur les violences conjugales et les difficultés des personnes exclus du système, engendrant alors des peines sur leur descendance. 
Je pense que Agnès Ledig, qui a vécu une chose terrible dans sa vie, a ce don de transmettre tant les douleurs et les joies de vies, et nous ouvre les yeux sur le monde. 

Je lui donne un 8,5, quelques passages assez "violent", même si nécessaire, ne sont pas aisés à lire par tous.

4ème de couverture : 
A vrai dire, il n'y en a pas sur mon livre. 
Glané sur internet : Lui est pompier, un héros du quotidien, solide comme un roc. Mais pas assez pour résister à une chute de huit étages, heureusement amortie par des arbres. Elle est infirmière. De celles pour qui leur travail va bien plus loin que soigner les corps. Attentive, attentionnée, elle donne aux autres sans compter ce que son propre compagnon, Laurent, lui refuse. Ces deux êtres cabossés par la vie vont se tendre la main. Et apprendre qu'envers et contre tout être heureux ce n'est pas regarder d'où l'on vient, mais où l'on va.

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Lecture : On regrettera plus tard, Agnès Ledig

Publié le par Reflet d'Expression

Voilà, une nouvelle lecture terminée. 
Quand j'ai pris ce livre, "On regrettera plus tard", que j'y ai lu la 4ème de couverture, j'ai souris en me disant que j'avais lu la suite "avant le début". Ce roman est ainsi donc la seconde partie de "De tes nouvelles", même s'il n'est pas réellement indispensable de le lire. Ce dernier offre une réelle fin. 
Aussi, forcément, je m'y suis plongée encore plus rapidement que d'habitude, connaissant déjà "cette famille virtuelle d'un moment".

Un roman sympathique, dans lequel la détresse de chacun est mise à nue, des vies de tous les jours, qui se rencontrent.

J'ai aimé ce père et sa fille, vivant en solitude dans leur roulotte, au fil des jours et des régions. J'aime ce type de vie, un peu en exil, hors du monde. Et cet extrait en est tellement l'opposé :
 "Même vide, le RER ne me manque pas. Le dimanche matin, il transporte ceux qui ont la malchance de travailler ce jour-là, et des zonards, reliquat des errances du samedi soir. C’est différent de la semaine, mais ce n’est pas mieux, Je l’ai assez pris il y a quelques années pour ne rien en regretter. C’est lui qui m’a rendu claustrophobe. Ces quais bondés à huit heures du matin, où les gens entrent par vagues, en espérant que leur sac ne restera pas coincé dans les portes quand elles se refermeront sur la foule comme une tenaille sur un fil de fer. Un bout dans le train, l’autre sur le quai, coupe nette, en attendant le suivant, pour être cisaillé à nouveau, sans trop savoir à quel endroit et de quel côté on tombera. Se retrouver collé à ses voisins, quels que soient leur gabarit, leur haleine ou leurs odeurs corporelles. Espérer qu’à la station où l’on descend, on arrivera à se frayer un chemin jusqu’aux portes avant la grande tenaille. Ne pas penser au risque d’attentat. Ni à celui d’être témoin d’un viol ou d’une agression. Sentir surtout cette ambiance lourde, pesante, de gens qui se côtoient de si près sans avoir rien à se dire. Même avec nos amis les plus proches, on ne vit jamais cette proximité dérangeante. Intrusion au-delà du cercle de sécurité de notre intimité. Je n’arriverais plus à respirer. Je crois que je préférerais m’acheter un vélo et faire une heure de route pour aller à mon travail. Après la vie de bohème, la liberté absolue, le calme incomparable et la solitude heureuse, certaines façons de vivre deviennent insupportables."

Je lui donne un 8,5/10, quelques passages "indélicats". La vraie réussite d'Agnès Ledig reste néanmoins à mon sens "Dans le murmure des feuilles qui dansent".

4ème de couverture : 
Cela fait bientôt sept ans qu'Eric et sa petite Anna Nina sillonnent les routes de France. Solitude choisie. Jusqu'à ce soir de juin, où le vent et la pluie les obligent à frapper à la porte de Valentine. Un orage peut-il à lui seul détourner d'un destin que l'on croyait tout tracé ? Avec la vitalité, l'émotion et la générosité qui ont fait l'immense succès de Juste avant le bonheur et Pars avec lui, Agnès Ledig explore les chemins imprévisibles de l'existence et du cœur. Pour nous dire que le désir et la vie sont plus forts que la peur et les blessures du passé.

Publié dans Lecture

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